fbpx
+32 486 99 58 68 • contact@fredcolantonio.com | L'attitude des Héros

Faut-il aimer ou détester le marketing ?

Beaucoup de personnes que je rencontre dans les différents environnements professionnels dans lesquels j’interviens affirment qu’elles détestent le marketing.

The Land of Confusion

Il y a, j’en ai la conviction, une confusion entre le marketing, la vente et la publicité principalement, ainsi, dans une moindre mesure, la communication.

Quelle définition pour le marketing ?

“Marketing is about values.” déclarait Steve Jobs.

L’auteur Sébastien Assouad fut l’un de mes premiers mentors et accompagnants lorsque j’ai démarré mon activité d’entrepreneur. Il m’a appris quant à lui que : « le marketing est un sport de contacts. »

Selon moi, le marketing est l’art de connaître l’autre pour mieux l’intégrer à vos propres développements.

 

Faut-il détester le marketing ?

A l’heure où tout est « user centric », « customer focus » ou encore « UX », on pourrait presque dire que, à l’origine c’est bêtement du marketing. Certes, il y a d’autres couches (comme l’ergonomie) mais si on s’en tient aux bases, c’est encore et toujours le même credo : le focus sur l’utilisateur, le bénéficiaire, le client. Bref, l’interlocuteur.

Les entrepreneurs et entreprises qui cartonnent ont cette obsession du client. Mais ce ne sont pas les seuls : les enseignants qui passionnent les élèves, les médecins qui sont appréciés, les commençants locaux qui vous appellent par votre prénom, ainsi que tous les spécialistes qui arrivent à nous apprendre des choses en vulgarisant leur science, sans nous donner l’impression d’étaler leur savoir comme on lirait une page d’encyclopédie, toutes ces personnes font, à leur manière, du marketing.

 

Quoi de mieux qu’un exemple ?

J’ai vu cette camionnette par chez moi lorsque je courais un jour. Je trouve qu’ils ont bien compris ce dont il est question quand on parle de marketing – je précise que je ne connais pas les personnes à qui elle appartient.

Plutôt que de parler d’eux ou d’utiliser un jargon qui leur est propre (ex : maréchalerie ? Équipement équestre ou équin ?), vous avez ici une illustration simple, de marketing : comme – c’est mon hypothèse – le client est pris en considération, c’est à lui qu’on s’adresse avec son cadre de référence. Du coup, le message prend une tournure différente, directe et percutante : « Besoin de matériel pour vos écuries ? »

 

Le marketing se fiche d’être mal aimé : celui qu’il veut qu’on aime, c’est l’interlocuteur

A chaque fois que vous devez vous adresser à quelqu’un, que ce soit sur votre site web, dans un rapport de présentation, lors d’une prise de parole ou dans toute rencontre interpersonnelle, rappelez-vous que c’est votre interlocuteur qui compte.

Parfois, je rencontre de jeunes entrepreneurs qui me disent « Comment proposer mon offre si je ne parle pas ou peu pour laisser la place à l’autre ? » Idem en entreprise, certains managers me questionnent : « C’est moi qui tiens la réunion, c’est donc à moi d’apporter le contenu et d’exposer ce que j’attends de mes collaborateurs. » Certes.

Mais la manière de faire demeure : l’entrepreneur qui cherche d’abord à bien identifier les besoins de son interlocuteur pourra ensuite proposer une réponse précise, construite non pas sur une approche théorique mais sur un pilier solide : l’interlocuteur.

Pour les équipes, c’est pareil. Le meilleur remède contre la démotivation et le manque d’engagement, c’est de bâtir une alliance fondée sur le donnant-donnant, qui ne peut se manifester que si l’on témoigne à nos interlocuteurs que nous avons bien en tête – et dans toutes nos démarches – leur point de vue, leurs points d’attention, leur grille de lecture.

C’est comme ça qu’on cartonne sans se cartonner, en emmenant les autres avec nous dans une même dynamique où chacun est gagnant dans l’échange. Car c’est bien connu, on réussit mieux avec les autres. Dans ses lettres les plus nobles, c’est ça pour moi, le marketing.